Livre de Philippe de Navarre

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SOMMAIRES DU LIVRE DE PHILIPPE DE NAVARRE l .

Prologue. Ici orris ie iivre de forme de plait que aire Feiippe de Novaire fist pour un sien ami aprendre et enseigner couraent oo doit plaidoier eo la Haute Court.

I. Ici orris le vcoumencement des plais.

II. Ici orris coment li clamant puet doaer jour k celui dont il se claime.

III. Ici orris coument Tom doit doner jour k celui de qui Tom se claime.

IV. Ici orris coument ie requerant ne se met en esgart qui puisse passer nuit.

V. Coument le clamant vient k son jour.

VI. Ici orris coment le clamant garde son jour.

VII. Ici orris que se le clamant fait que sages, que il ne creisse rieiust k sa clamor.

VIII. Ici orris quant la clamor est de deniers.

IX. Ici orris quant la querelle est de deniers, coment Tom puet lever Tun des guarens*

X. Ici orris coment Tom puet lever Fun des guarens.

XI. Ici orris de heritage qui est dedens ville close ou dedens vile desclose.

XII. Ici orris des batailles des champions; coment il doivent estre armis par l'aasisc. Xm. Ici orris coument Tom doit apeler de murtre champion.

XIV. Ariere apel de trahison.

XV. Ici orris de plais qui sont entre ie seigneur et bourne*

XVI. D'autre apel de murtre mout grant.

XVII. Des plaiz qui sont entre seignor et home qui sont mout perillous*

XVIII. Ici orris quant on est garni de previlige.

XIX. Ici orris coument Tom requiert k son seignor son fii ou partie de sob fii»

XX. Ici orris coment les heirs entrent en saizine de heriter fiis ou de leurs yritages.

XXI. Ici orris quant fair est de quinse ans, coment il doit requerre dou ro^ son fii, non mie dou baill.

XXII. A qui le bailliage dou fii puet et doit venir.

XXin. Ici orris des requestes qui se font par recort de court.

XXIV. Ici orris dou jugement des forsjugiis qui ont esti.

XXV. C'est de Tair costoier.

XXVI. Ici orris de ceaus qui sont ajornis k cort et ne pevent venir pour aucun essoing que il ont de leur cors.

XXVII. Ici apris orris 1' assise des ventes des fiis come elle se fait.

XXVIII. Ici orris quels pevent porter garentie en court et quels Ton puet oster dou jugement par cort.

XXIX. Des parenz k qui le fii puet et est escheu ; coment il doivent requerre leur droit dou seignor.

XXX. Des fiez que le seignor saisist et tient lone tens avant que il soit requis et que il l*att don& k autrui.

XXXI. De ceaus qui aquirent terre ou autres plusors choses pour croistre lor fie*.

XXXII. Ici orris de ceaus qui requierent k leur seignor 1'amermement de leur fiis* XXXm. Coment 1'ome puet conjurer son seignor et semondre, et pourquoi.

XXXIV. [De ce meismes.]

XXXV. Quant horn conjure ou contraint ou semont son seignor autrement que il ne doit » sanz ce que il ne fait k faire , quel amende le seignor en deit avoir.

1 Cette table n'existe pas dans les manuscrits; nous avons cru devoir la composer, en recueillantles rubriqutt plae^es dans ces manuscrits en t6le des chapitres, et en suppliant, par de courtes indications, aux rubriques qui manqueat, afin de rendre les recherches aussi faciles dans le Livre de Philippe de Navarre qu'elles ie sont dans celui cTIbelin.

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SOMMAIRES DU LIVRE DE PHILIPPE DE NAVARRE.

XXXVI. Ici orr£s autre maniere de conjurer son seignour.

XXXVIL Dautre maniere de conjurement k son seignor, quant aucun home est manac£ d'aucun autre.

XXXVIII. Des conjuremens que les homes font as seignours.

XXXIX. Ici orr6s coment Ton peut et doit conjurer ses pers.

XL. Ici orr^s de celui que ii sires dessaisist ou fait dessaizir de son fi£ , sans esgart de court. XLI. Ici orr^s se aucun des homes liges fust mis en la prison dou seignor sans esguart ou conois-

sance de court, coment sa feme ou ses enfanz pevent prier ses pers. XLII. Si est se le seignor se corroce k aucun de ses homes liges , et sanz esgart et sanz conois-

sance de court le veut geter de toute sa seignorie et de tout son pooir. XLIfl. Coment et de quoi le seignor puet conjurer ses homes. XLIV. Ici orr6s de Tome qui recomande son fi6 au seignour.

XLV. Ici orr£s quant le seignor semont aucun de ses homes par ses lettres ou par son banier.

XLVI. Ici orr^s coument le seignor semont son home ou fait semondre de son servise.

XLVII. [Les assises ne seit om mais que par 01 dire et par usage.]

XLVin. [Comment celui qui dit que aucune choze est assise, le deit prover.]

XLIX. [Des grans plaideors de qui fui moult acoint£.]

L. [De 1'assise dou rei Amauri.]

LI. [Ce que Tom deit faire k la requeste et k la semonce dou chief seignor, et les avantaiges que

le chief seignor a en la ligece de ses homes.] LE. [De ce par quei les homes liges sont tenu Tun k 1'autre. ] LID. [Coment les homes dou seignor deivent sauver et garder lor per et ses raizons.] LIV. [Coment Ton doit semondre home de venir faire droit en court.] LV. Le chapistre est des soudoiers, quant il se clament de leurs seignors. LVI. Le chapistre est des viles et des chasteaus qui se vendent as gens de religion. LVII. Le chapistre est de f omage que Ton fait des fiez. LVIII. Le chapistre est de la paie des chevaliers fievez. LIX. Si est dou seignor qui met son home en prison sanz esgart de cort. LX. [De 1'assise de murtre.] LXI. [De 1 assise de la vente des fi£s.] LXH. [Ci orr£s 1'assise des devises des terres.] LXHL [Privelege dou seignor. ]

LXIV. [Coment seignor peut requerre la saisine de son pere.] LXV. [Ci orr£s queils est la preve de Tun k 1'autre de choze de fi£.]

LXVI. [Se un 66 est don£ k un home et k ses heirs, il peut venir k tons ceaus qui sont descendu

de li qui est sa souche.] LXVII. [Ci ovr6s de 1'assise du servize de cors.] LXVIII. [De ce meismes.] LXIX. [De ce meismes.] LXX. [De ce meismes.] LXXI. [Coment les seurs partent.] LXXU. [De ce meismes.]

LXXm. [Ci orr£s des 66s que les seignours donent et que cil meisme k qui il les donent, les rendent. ]

LX^QV. [Ci orr6s dou 66 dou conquest.] LXXV. [Ci orr6s de 1'assise dou rei Baudoin.] LXXVI. [Ci orr6s du cos aparant.] LXXVII. [Ci orr6s de la force aparant.]

LXXVffl. Ce sunt manieres de seurt6s que Ton peut faire de 1'enprunter k celui qui preste. LXXIX. [De guage de plege.] LXXX. [De la vente de bestes.]

LXXXI. [L'om ne peut demembrer 66 de servise que par partie de servise.] LXXXII. [Coment Ten peut faire aveir en sa vie tout son 66 k son dreit heir. ] LXXXm. [Dou defaut de servise.]

LXXXIV. [Se aucun recomande son 66 k son seignor en court.]

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SOMMAIRES DU LIVRE DE PHILIPPE DE NAVARRE. 473

LXXXV. [De celui qui estraie son fi£.] LXXXVI. [Ci orr£s les assises des manages.]

LXXXVII. [Ci orr£s i'assise qui est contre ceaus qui faussent la court.]

LXXXVin. [Coment les dis et les fais se deivent conduire.]

LXXXIX. [De poser esgart.]

XC. [Coment Tom deit neier et deffendre.]

XCI. [Les cinq manieres dou soutil plaidoior.]

XCII. [Que le soutil plaidoior conseille bien et loiaument tant come il sera en court.] XCIII. [Que le bon eur vaut meaus que naturel sens et soutil coneissance.] XCIV. [Que le mestier des plaideors si est de moult grant auctorit^.]

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prologue:

1CI OR RES LE LIVRE DE FORME DE PLAIT QUE SIRE FELIPPE DE NOV AIRE a FIST POUR UN SIEN AMI APRENDRE ET ENSEIGNER COUMENT ON DOIT PLAIDOIER EN LA HAUTE COURT 2 .

Por ce 5 de novelle et vieille et tendriere amist^ et longue priere de celui a cui je sui moult redevable, et la grant esperance que je ais en son sou til engin et sa discrecion et en sa bone 4 volenti de bien aprendre et meaus ovrer, si Dieu plaist; toutesvoies 5 , ces raizons desus dites me font enprendre a ens senger a mon seignor et ami 6 ce que je porai dou mestier dont je meismes sai moult poi , ce est le mestier de forme de plait , dont il fait bon saver et mal user, se bezoing de celui ou de son ami n est tel qui Ten face ovrer 7 par estoveir. Et por ce que c est folie et grant outrage denseigner come maistre ce de quei Ton nest mie moyen desciple , je vous pri que vous men

1 Ce titre et le pr£c6dent manquent dans les manuscrits. — 2 Ci comence le Livre de messire Phelippe de Nevaire, des plaiz de la Haute Cour, selonc les usages dou reaume de Jerusalem, b. A la suite de cette rubrique, on a laisse un espace en blanc pour peindre une vignette. Le mot hystorie est place\ comme indication , a la marge. — 5 Ce prologue et le chapitre premier de a. forment le chapitre premier dans le manuscrit b. — 4 b. — 5 b. — 6 A mon ami. b. — 1 Ou de son ami nest qui en set et user en veut, et le fait ouvrer. b. La fin du chapitre manque dans b , et le chapitre premier du manuscrit de Venise forme le second alin£a du chapitre premier du manuscrit b.

' On possede sur la vie et sur les Merits de Philippe de Navarre des renseignements nombreux, mais qui n'ont pas encore M r£unis et coordonn£s. Loredano (1. II, p. 61-80) et Jauna (I, 555*753) ne Tout conside>6 que comme guerrier et homme d'&at. Levesque de la Ravaliere a pad£ de ses ouv rages (Poesies da roy de Navarre, t. I, p. 175), mais sans savoir precis^ment qui il 6tait; et les auteurs de THistoire. litt^raire de la France ont public sur lui une notice (t. XIII, p. 95) qui fait penser qu'ils ne connaissaient pas mieux les circonstances de sa vie que ses Merits. Notre intention n'est pas de placer ici une biographie complete de ce personnage, et nous nous bornerons a rappeler les faits de sa vie qui, a nos yeux, me>itent particuliere menl d'etre recueillis , parce qu ils donnent I'explication de divers passages du livre que nous publions.

Philippe de Navarre naquit vers la fin du xn'siecle, sans doute dans la province dont il portait le nom. II vint, ^tant encore tres-jeune, dans la Terre Sainle. II raconte qu'il se trouva, en 1218, au si£ge de Damiette, et que pendant les loisirs de ce long si£ge, il faisait la lecture de romans a Raoul de TibeViade et a Pierre Chape, guerriers tres-verses dans la connaissance des lois. Les affaires des Chretiens en Syrie declinant de jour en jour, il suivit rexemple d'une foule de gen tilshommes franc, ais et passa au service du roi de Chypre. Nous le perdons de vue pendant un assez long espace de temps; mais nous le voyons reparaitre lors de la guerre que I'empereur Fr£d6ric II fit a Jean dlbelin , bail du roi de Chypre, Henri I, comme un des sei gneurs les plus puissants et les plus considered de la cour de Chypre. « Filippo di Navarra, dit Loredano, 1. II, • p. 61, huomo insigne di nascita e di richezze, che

« con la variela delle scienze e con la santita dei coslumi • obligava gli affelti di tutti, ed era in veneratione de « gli stessi tiranni. » L'hislorien d£signe ainsi les cinq bails que I'empereur avait impose* au royaume, a la place de Jean d'Ibelin , etqui etaient : Camerino Barlas, Almerico de Bessan, Gavano de Rossi, Guillaume de Rivet et Hugues de Giblet. En effet, Navarre montra le plus grand zeie et versa m£me son sang pour la cause de Henri I, ou plutot de la maison d'Ibelin, qui r6 gnait sous le nom de ce prince. Les bails ayant exig6 de lui un serment de fidelity dans la Haute Cour, il le refusa et fut mis en prison; ils lui rendirent peu apres la liber te, se proposant de le faire assassiner; mais il sut , avec l'aide de ses amis , dejouer leurs projets. La guerre ayant eclats entre les deux partis, Philippe fut charge* par Ibelin du si£ge de Buffavento. Dans une sortie des assieged, il requt une blessure grave qui mit ses jours en danger. Lorsque Ibelin voulut aban don ner Tile , pour aller deTendre sa ville de Baruth , assie g£e par les Allemands , Navarre s'opposa avec beaucoup de raison , mais sans succes , a une expedition qui etait dirig^e dans I'int6r6t personnel d'Ibelin , et qui mit la cause du roi dans une situation desespe're'e. Pendant tout le cours de cette longue guerre , qui de la Syrie fut ensuite reportee en Chypre , Navarre ne cessa de donner des prenves de son courage et de sa prudence, car on le voit toujours charge* des operations qui exigeaient la reunion de ces deux qualiles. La paix ayant M conclue a Cerines, en 12 33, les Allemands e\acuerent Tile. Aucun dvenement important ne se passa dans ce pays, jusqu a 1'arrivee de saint Louis, en ia48; il ne faut done pas s'etonner si Thistoire ne fait plus aucune mention de Navarre; mais les Merits de ce

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